Quand l'Entrepreneuriat réveille les blessures de Rejet et d'Abandon

02.08.2017

 

 

 

 

 

 

 

 

4h15,  je me réveille à cause de touristes anglais bourrés qui crient dans la rue. Super. Mais. Comme souvent quand je me réveille très tôt, une phrase tournait en boucle dans ma tête et ça a soulevé plein de choses. Dans cet article, je vais donc vous partager ma réflexion sur :

 

- Le pourquoi c'est difficile de passer à l'entrepreneuriat et de sortir de ce que vous avez toujours connu

- Les conséquences que peuvent générer les peurs du rejet et de l'abandon dans vos comportements et décisions d'entrepreneuse

- Le rapport avec le choix de vos clients préférés et donc de toute la démarche marketing et commerciale. 

 

 

Pourquoi est-ce si difficile de passer du salariat à l'entrepreneuriat ?

 

 

C'est beau hein? Nos générations d'entrepreneurs sont les générations qui veulent contribuer au monde en conscience, ce, à grande échelle car ils sentent bien qu'ils ont beaucoup à apporter et qu'ils ont envie de l'offrir au plus grand nombre. De plus en plus, nous aspirons à entreprendre pour nous sentir vraiment utiles. Nous ne voulons plus répéter les mêmes gestes, répéter les mêmes phrases, répéter chaque jour les mêmes choses, parce que ça ne fait plus sens. Course à la rentabilité. Course à la productivité. Réduction des budgets. Durcissement des conditions de recrutement. Durcissement des conditions de travail. Durcissement des règlements internes. "Marre. J'étouffe. Je suffoque. Je veux faire péter la cage qui enferme ma poitrine. Lâchez-moiiiiii! Ça suffit. Je vais créer mon job. Parce que si je dois galérer et passer tant de temps au travail, autant que ce soit pour mon projet, pour moi et ma famille!"

 

En entreprenant, l'entrepreneur et notamment, l'entrepreneuse, entame sa libération du schéma conçu par "la société". Ça, c'est ce qu'on évoque. On sort du moule, on brise la norme, on casse les codes. Alors que. Des entreprises en France, y en a quand même une flopée! Les entrepreneurs sont donc des acteurs phares de la société. Ils contribuent. Ils créent de l'emploi. Ils stimulent la créativité et l'innovation. Ils rafraîchissent tout ça. Ils créent l'avenir. Ils ouvrent les champs des possibles, éveillent les consciences, donnent un nouveau souffle, distribuent de l'espoir en barre. Les entrepreneurs sont des amoureux de l'espoir d'ailleurs. 

 

La "société", ça veut tout dire et rien dire. On ne sait qui ça représente précisément finalement. J'en avais déjà parlé dans une vidéo, la société, à mes yeux, c'est un concept. C'est impalpable, abstrait, et impersonnel. Des gens, des entreprises, des administrations, des enfants, des femmes, des hommes, des politiciens, des organisations ... constituent cette société mais il y a à mon sens autant de perceptions de la société qu'il n'y a d'individus sur cette planète. Donc on ne peut pas reprocher à un concept de nous enfermer. Nous ne sommes pas un concept. Nous sommes incarnés dans nos vies, dans tout ce qu'il y a de plus concret. Nous sommes dotés de tout ce qui est nécessaire pour nous mettre en mouvement et donc agir pour aller naturellement vers le meilleur. Naturellement car oui, initialement, nous ne voulons que le meilleur pour nous. Observez les enfants et voyez. Vivre dans le plaisir au quotidien sinon, rien! 


 

 Nous sommes donc chacun et chacune un maillon de la chaîne. Nous sommes le concret. Nous sommes les acteurs. Nous créons ce que nous voulons et donc, nous dé-créons aussi ce que nous voulons dé-créer pour re-créer NOTRE monde.

 

 

Mais c'est dur. C'est super dur à faire. Parce qu'on a peur d'abandonner et d'être abandonnés. On a peur de ne plus être aimés et d'être rejetés. Si ça a été dur et que j'ai lutté pour me libérer de cette norme du boulot bien payé en CDI, le mari qui va bien, les enfants sages et polis et la belle maison neuve pour ... voler de mes propres ailes et créer mon job, c'est parce que j'ai eu peur de ça. De rejeter. Et d'être rejetée. De ne plus être aimée et de donner l'impression de ne pas accepter tout ce que nos parents ont tenu à m'inculquer, à tout ce qu'ils ont accompli pour moi. De les rejeter. Donc de rejeter leur éducation. Donc de rejeter leur amour. 

 

Pire. Nous avons le sentiment que leur amour inconditionnel ne l'est donc pas. Nous perdrons leur amour si nous n'acceptons pas ces conditions. Ce n'est pas vrai, enfin, en majorité. Car les parents aiment sans condition. Ils aiment pour toujours. Ils aiment dans leur sang. Je répète. Les parents ne rejètent pas leurs enfants pour "ça". Mais nous, nous pouvons craindre de leur transmettre le rejet à ce moment précis où nous leur annonçons que c'est fini, en chier pour Duboss, c'est terminé. 

 

Le chemin peut être incroyablement dur par peur, par culpabilité et parce que nous ne voulons pas blesser. D'où parfois notre capacité à nous résigner. A accepter. A rester dans les clous. A ne pas nous permettre d'ÊTRE. Mais sachez une chose. Vos parents ont peur pour vous mais ils vous font souvent beaucoup plus confiance que vous ne le pensez. Quand vous leur annoncez que vous voulez créer votre boîte, le mieux à faire est de prendre le temps d'en discuter. De rassurer. De leur demander de vous faire confiance. De vous emmener vers le haut comme ils l'ont toujours fait. Car oui, même quand c'était pas très agréable, ils ont fait de leur mieux même si ça n'y ressemble pas et ont souhaité vous emmener haut. Parler avec eux de coeur à coeur suffit souvent à désamorcer les ressentis de tout le monde et ça, ça demande de se mettre dans une posture d'adulte responsable qui se tient face à un autre adulte responsable et de ne pas être dans sa posture d'enfant à ce moment-là. Compliqué mais possible. Autre sujet ;)

 

 

Les Conséquences que peuvent générer la peur du rejet dans votre attitude et vos comportements

 

Ça y est, vous vous êtes lancée, vous avez créé votre entreprise. Une fois qu'on se lance dans le grand bain et qu'on ose quitter son job, on sera encore confrontée à cette peur du rejet, surtout pour celles qui sont beaucoup plus connectées à leur énergie féminine que masculine. Nous avons ces deux énergies en nous et notre masculin intérieur nous servant dans le passage à l'action et boostant notre audace, quand l'énergie féminine prend toute la place, la peur du rejet peut être plus présente. Elles oseront moins. 

 

Elles auront peur de solliciter le banquier. Pas pour le simple fait de se voir refuser un prêt à la création d'entreprise, mais parce que dans leur coeur, elles ne sont pas prêtes à accuser le coup d'un rejet potentiel, qui aura pour conséquence une remise en cause totale du projet et un rejet de ses aspirations idéales.

 

Elles n'auront pas envie de prendre leur téléphone pour contacter une personne influente car... la peur de ne pas être accueillie comme elles en ont besoin maintenant entraînera un sentiment de rejet et leur donneront encore plus l'impression d'être les dernière des dernières qui ne lui arrivent pas à la cheville

 

Elles ne se diront pas deux secondes que la concurrente avec qui elles n'osent pas échanger est en fait une consoeur et qu'elles peuvent ensemble créer une entente cordiale parce que naturellement, on maintient la distance pensant qu'on se fera rembarrer. Faut pas déconner, un concurrent, ça doit rester le plus loin possible. Alors elles rejetteront sans le savoir.

 

Le rejet chamboule nos émotions, il nous trouble et nous renvoie à nos carences en estime de nous. Du coup, il amplifie la mésestime que l'on éprouve pour soi "Tu vois, ton projet est nul, tu n'apportes rien ...".

Et don... qui a envie d'agir quand elle a l'impression d'être nulle? Et puis

Et donc... comme la confiance en ses capacités se construit par la preuve, pour avoir une preuve, il faut que j'aie agi?

Et donc... si j'ai bloqué et bloque encore sur le premier pas, oserai-je tendre l'autre jambe pour avancer?

Et donc... si je n'avance pas l'autre jambe, je vais me prouver encore plus à quel point je ne suis pas capable....

 

 

Je me rejette moi-même à ce moment-là. C'est dommage parce que vous êtes votre meilleure amie, compagne et guide ...

 

 

 

Du coup, je n'arrive pas à choisir avec quels clients je veux travailler et du coup, je ne sais pas comment m'y prendre pour communiquer et où me rendre visible auprès des gens...

 

 

 

 

Je me suis réveillée avec cette phrase dans ma tête. Elle se répétait inlassablement et a fait émerger cet article: "Le fait de définir le profil des clients avec qui on a vraiment envie de bosser est difficile car ce choix nous renvoie lui aussi à nos propres blessures de rejet et d'abandon"

 

J'accompagne les aspirantes entrepreneuses, les porteuses de projet, et les entrepreneuses qui veulent passer à l'étape supérieure dans leur activité. Bien souvent, lorsqu'il s'agit de faire le point sur le positionnement de mes clientes, leurs offres, leur communication, je leur demande avec qui elles aiment travailler. Avec qui c'est vraiment facile, naturel, limpide et joyeux. Les personnes avec qui ça matche vraiment bien et qu'elles prennent plaisir à accompagner. Ça peut être plusieurs types de personnes, qui se ressemblent ou pas, ... J'entends souvent mes clientes me dire "Je n'arrive pas à identifier clairement ma ou mes clientèle(s) préférée(s). Sur quoi je me fonde? Comment choisir? Qui ne pas choisir? Pourquoi? Je ne veux pas restreindre mon champ d'action, ce que j'ai à offrir concerne tellement de monde! Et moi qui déteste les cases, je mettrais moi-même les gens dans des cases et telle case serait donc ma clientèle préférée?"

 

Ce que je leur réponds alors est que nous ne sommes pas obligées d'avoir une seule clientèle préférée. Nous pouvons en avoir plusieurs. Moi j'en ai plusieurs, dont les entrepreneuses. Par exemple, si vous travaillez à la fois en entreprise et pour les particuliers (Coach, formatrice, sophrologue, praticienne de massage Amma Assis, conseillère en cosmétiques... oui oui, même les créatrices car les ventes en comités d'entreprise existent :) ), vous avez déjà plusieurs clientèles préférées différentes. Le but n'est pas de vous ré-enfermer vous-même ni de choisir un tiroir du chiffonnier et ne porter que les chaussettes de ce tiroir. Si vous portez des jupes et vous servez de collants 3 fois par semaines, vous pouvez tout à fait ouvrir ce tiroir! (Je sais que vous aimez cette illustration)

 

Le fait est que vous ne pouvez pas vous adresser à TOUT LE MONDE. Enfin, si, vous pouvez, mais ce "TOUT LE MONDE" ne se reconnaîtra pas dans votre message. Vous allez me dire "Mais je ne veux pas choisir les femmes ou les hommes, ni s'ils ont entre 25 et 35 ans, ..." Et vous avez raison selon le besoin auquel vous répondez. Admettons que vous soyez sophrologue et travaillez sur la gestion du stress par exemple. Vos clients préférés sont alors les personnes qui souffrent de stress chronique et qui ont vraiment de grandes difficultés à le gérer au quotidien. Par contre, à titre personnel, lorsque j'étais conseillère en image et coach, le fait de vouloir m'adresser au plus grand nombre et rendre mes accompagnements accessible à tous   (et donc d'être dans ma posture de sauveuse...), je ne savais plus à qui m'adresser. Donc mes articles étaient sans saveur, mes échanges étaient très sages. Jusqu'à ce que je décide de choisir. Il ne s'agit pas d'enfermer dans des cases ni de choisir une niche. Il s'agit de connaître les personnes qui ont besoin de ce que vous offrez pour savoir comment leur parler et entrer en relation avec elles. Si je sais à qui je m'adresse, je sais plus facilement comment créer du lien avec elle, comment interagir avec elle... Vaste sujet dont je parle plus longuement dans le Programme  PDF et vidéo "Mes Clients et Moi" que vous pouvez retrouver ici.

 

Et non, vous ne rejetez pas parce que vous faites le choix de vous adresser à l'un plutôt qu'à l'autre. Sachez que si vous savez à qui parler, vous ne mettez pas les autres sur le carreau. Vous changez juste votre posture. Vous n'êtes plus sauveuse du monde, vous êtes une éclaireuse. Qui fait les choses à son échelle à l'image du Colibri. Vous vous rendez accessible pour les personnes qui se reconnaissent dans votre message. Et du coup, les gens ont envie de vous découvrir. Et du coup, les gens ont envie de travailler avec vous. Et du coup, vous commencez VRAIMENT à agir et contribuer au monde. Car si vous ne vous adressez pas à quelqu'un, si vous vous adressez à tout le monde, ce "tout le monde" n'entend pas car il ne se reconnaît pas individuellement dans le partage ;) 

 

 

Voilà ma réflexion du matin pour vous, à brûle pourpoint :) 

 

 

Accueillez, soyez en paix, vous faites de votre mieux :) 

 

 

 

Du Love dans vos Coeurs 

 

 

Céline.

 

 

 

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Je suis Céline et je vous aide à créer le style de vie qui colle VRAIMENT à votre personnalité et vos aspirations, à travers le biais de l'entrepreneuriat, ou pas ;) ! 

J'aide toutes celles qui se sentent étriquées dans cette société aussi has been que source de tous les possibles, à se libérer des conditionnements pour créer LEUR vie de kifs. Si vous êtes ici, apprêtez-vous à retrouver votre âme d'enfant, vous réveiller après un loooooong sommeil, entrevoir le soleil de la vie, et lui ouvrir les bras. 

 

Enfin! 💃

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