Cette putain de honte...

24.07.2017

 

 

 

La honte. Cette putain d’émotion qui te donne le sentiment d’être la dernière des dernières… Cette émotion, tu la connais, hein? Eh oui, c’est normal… Presque tout le monde et beaucoup d’entrepreneuses croisent son chemin à un moment ou à un autre! On la vit alors de manière plus ou moins intense… Pendant plus ou moins longtemps… En fait, comme à tout moment où le besoin de changer de trottoir ou bifurquer du chemin « tout tracé » se fait sentir, la gêne, la culpabilité puis la honte peuvent te traverser.

 

« Je vais attirer le regard des autres en disant non à ce système »,

 

« Je vais leur sembler folle de quitter cette sécurité professionnelle. »,

 

« Je vais leur sembler irresponsable… »,

 

« Le pire, c’est qu’il va falloir que je leur explique pourquoi je pars. Pourquoi je n’en peux plus. Pourquoi je ne peux pas prendre sur moi. Pourquoi je ne peux me résoudre à supporter ça plus longtemps. Pourquoi j’ai envie de vivre selon ce que je pense être le mieux pour moi. »,

 

« Mais finalement, est-ce qu’ils n’ont pas raison? Raison de penser que ce que je crois être le mieux pour moi ne l’est pas, en fait. Merde, moi qui pensais me connaître… »

 

 

Ça, c’est juste pour le moment où tu décides de ne pas accepter la situation comme elle est. C’est juste pour le moment où tu commences à avoir envie de dire f*ck à la résignation et à te bouger pour vivre le plus justement possible avec toi-même.

 

Puis, tu entreprends. Tu définis ton projet. Une petite poignée de main à la honte au passage! Il semblerait que certaines personnes ont essayé de te faire croire que ton projet, c’est de la daube…

 

L’heure de la gêne. L’heure de la justification. L’heure du jugement. L’heure où tu te sens comme une merde.

 

Mais comme tu es une super warrior, tu commences quand même à poser des actions, à choisir quelqu’un qui t’aidera à créer ta charte graphique, ton logo, tes flyers, tes cartes de visite, ton site… Puis, tu commences à démarcher. Difficilement car bordel, ça te coûte d’aller chercher des clients, tu as le sentiment que c’est si peu naturel! Je te rassure, moi qui ai fait ma carrière dans le commerce, j’ai toujours détesté prospecter, notamment au début! C’est normal, on ne t’apprend pas à le faire quand tu crées ta boîte!

 

Tu avances chaque jour, tu poses des actions. Mais la honte est toujours là (la relou).

 

 

La honte de t’être cassée et d’avoir dit merde à ta boîte.

 

La honte d’avoir des aspirations différentes.

 

La honte d’être différente.

 

La honte de devoir te justifier…

 

 

Si vos proches sont plutôt du genre « Fooooonce, tu vas tout déchirer! », encourageants et hyper enthousiastes, prenez votre téléphone et roulez-leur une pelle virtuelle! Toutes les entrepreneuses aimeraient être encouragées de la sorte! Et je peux vous garantir que des amis et des proches dans cette dynamique, c’est un gros atout pour la bonne conduite de votre entreprise! J’ai cette chance, d’ailleurs (J'vous aime <3)  Je ne remercierais jamais assez tous mes plus chers pour ce soutien à toute épreuve…

 

Revenons à nos moutons. Tu avances, tu chemines, youpi tralala, tu crées ton entreprise. Puis quelques semaines plus tard, tu as tous les dubitatifs, les curieux, les alertes, les chasseurs de scoop qui te demandent THE question qui tue: « Alors? Ca marche… ton truc… tu sais là? Comment on dit déjà? Ta boîte? »… A ce moment-là, tu hésites: coup de pelle ou pas coup de pelle? Crise de larmes ou dignité? Relevez un peu le contenu de cette question. N’y identifions-nous pas une certaine forme de mépris?! De dédain?

 

« Mon "truc", c’est mon entreprise, counaaaasse! Mon entreprise dans laquelle je mets toute mon énergie, tout mon cœur et beaaaaaucoup de mon temps et de mon argent, et le pire, c’est que j’y crois! » Tu rêverais de dire ça, mais non! Ton petit cœur sensible de nana essoufflée se serre, tu ravales ce qu’il te reste de dignité, tu détournes le regard et tu abrèges le débat « Oh tu sais c’est le début, je démarre »... Et quand tu es une guedin, une ouf qui aime transgresser les interdits et ose améliorer la vérité, tu lâches un p’tit « Ouais ouais, franchement ça baigne, j’suis à fooooond! » Tu la sens, la honte,là ? Tu te reconnais? Argh, viens que j’te fasse un câlin, j’connais, va!

 

On ne crée jamais une entreprise le lundi et paaaaf le mardi, ton carnet de commandes dégueule et tu as tellement de clients que ton compte en banque vire au violet ambiance paillettes, confettis, youpla boum tagada tsoin-tsoin! 

 

Non, ça fait rêver mais généralement, c’est pas comme ça que ça marche, les gars! Sauf quand on a préparé son projet en amont et qu'on a accepté aussi de voir ce qui pouvait ne pas marcher. Ca veut dire procéder à un certain nombre d'études et analyses outre l'étude de marché, et ça, c'est pas Pôle Emploi qui vous y aide (si vous avez THE conseiller qui connaît ces notions ou THE consultant BGE ou autre, je veux bien son contact ;) )  L’entrepreneuriat s’apprend généralement sur le tas, et vous en faites l’expérience en ce moment-même, car oui, c’est un véritable apprentissage! Un cheminement personnel autant que professionnel. Une vraie source de développement personnel. Alors mieux vaut y aller progressivement! Après, si on a anticipé cet afflux de commandes auquel on est prête à faire face, je dis banco! On est alors préparées et parfaitement en mesure de gérer la situation pour faire péter le CA illico! Mais soyons lucides, c’est pas comme ça qu’on commence. On commence avec un, deux, trois (soleil) clients. Puis petit à petit, … tu connais la chanson.

 

Quand la honte se pointe, deux perspectives sont alors possibles: soit elle décide de rester, vu la faible estime que tu te portes, il se peut que ce soit hyper facile pour elle de conserver son statut de chieuse à temps complet! Soit elle se casse, car elle constate que cela ne sert à rien, puisque tu as activé le mode NO LIMIT. Bien souvent après quelques mois d’entrepreneuriat suivant une période de chômage, elle choisit de rester, la garce! Tu te reconnais aussi?… Toi, tu ne demandes qu’une chose. Prendre de l’élan et t’envoler. Et cette peste-là, elle te tire vers le sol, à coup d’auto-humiliation et d’auto-dévalorisation. Quel doux traitement…

 

Le summum de la honte arrive encore après. Tu crois en ton projet, tu sais que tu peux le porter loin loin. Tu sais que tu as de la ressource, des talents de folie. Mais financièrement, tu es arrivée au bout. Tu as pompé sur tes économies, puisque tu n’as pas pu faire de prêt! Et ça commence à s’en ressentir sur ton équilibre conjugal et familial. Tu aurais bien besoin d’un coup de pouce, mais quoi faire? Qui appeler? Comment gérer la chose? Bah oui, tu as créé une auto-entreprise, et bon, on n’investit pas trop dans les AE, hein. Elles s’auto-gèrent, s’auto-financent, s’auto-pilotent, elles …. s’auto-entreprennent, quoi! Ah ah, je me maaaaarre! FOUTAISE!

 

L’avantage d’un autre statut, c’est que généralement, vous faites appel à des comptables et des pros pour vous aider à pérenniser. Là, on crée un statut « bâtard » ou hybride, pour être polie! On dit "Un comptable? Pas b'soin! Va à la CCI, ils vont t'aider (GROS LOL)"

 

Donc. Un statut arrangeant pour tout le monde, créateur comme accompagnant à la création. Je dis hybride dans le sens où on est entrepreneur sans vraiment se sentir entrepreneur. Surtout chez les Femmes. On ne nous accorde quand même pas le même crédit (dans tous les sens du terme) quand on se pointe et qu’on dit qu’on a créé une SAS avec capital et tout le tralala, que lorsqu’on arrive avec notre absence de TVA! Bref, ceci est un autre débat. L’Auto (maintenant Micro)-Entrepreneuriat est idéal pour démarrer quand on n’a pas d’investissement à faire mais il n’est pas fait pour rester AE dans le long terme! Donc, quand tu crées une AE, tu te sens entrepreneuse mais pas vraiment. (et c'est dommage, parce que t'es en fait une vraie cheffe d'entreprise...) Du coup, toi aussi, tu te sens hybride. Une demi-entrepreneuse, quoi. Une nana qui essaie de créer un business autour de ce qui la fait kiffer. Ouais, elle s’amuse quoi!

 

Elle s’amuse tellement qu’elle souffre jusque dans ses entrailles d’avoir du mal à payer ses factures, d’être à découvert, d’avoir des chèques rejetés, d’accumuler les frais en tout genre qui creusent encore plus son découvert. Elle souffre. Tout en elle est acide et amer. Elle s’en veut. Elle a honte. De n’en être que là. Tout ça, pour ça...

 

Tu souffres, ces questions te traversent alors: « Pourquoi je n’arrive pas à vivre de mon activité comme je le voudrais? Pourquoi je traîne pour y arriver? Qu’est-ce qui bloque, je mérite d’y arriver, bordel! » Pendant que tu hurles de douleur ou te maudis à chaque seconde, tu reçois peut-être un appel de ta banque ou un courrier d’huissier. Tu n’as peut-être même pas de quoi faire un plein de courses, ni même un quart de plein dans ta caisse. Ta CB est peut-être bloquée. La honte. Encore. La dégringolade. Toi qui voulais si bien faire… Tu fais des pâtes tous les jours à tes gosses. Tu ne peux pas leur racheter de cartable à la rentrée. Et tu culpabilises. D’avoir pensé à toi. A ta tronche, et à TON bien-être, pour une fois que tu pensais à toi… A ta qualité de vie… Mais en fait, d’abord à celles des tiens… Tu culpabilises de ne plus avoir le temps, l’énergie, ni l’argent pour faire un bon plat mitonné à tes amours. Tu culpabilises de ne pas pouvoir offrir une sortie ciné ou concert à toute ta troupe ou tu es frustrée de ne pas pouvoir t’offrir de vacances… 

 

 

Tu culpabilises de ne pas te permettre d’avoir un meilleur train de vie que ça… Tu te déçois, tu te maudis. Tu rentres chez toi, et tu te terres.

 

Tu refermes la porte et tu fermes la porte au monde, toi aussi. Tu ne veux plus voir personne. Parce que t’en peux plus d’avoir honte, t’en peux plus de te sentir comme la pire pseudo-entrepreneuse ever. Tu n’en peux plus de justifier, d’expliquer, de déballer tout de ta vie professionnelle. Et tu gagnes combien? Et tu as beaucoup de clients? Ah bon, ça se vend, ça? Ah bon, ça marche paaaaas?

 

Vos bouches! Lâchez-moi les baskets! Je vous demande combien vous gagnez? Je vous demande si, à votre dernier EAP, vous avez été augmenté? Je vous demande si vous faites bien votre taf? Je vous demande si vos chiffres sont en progression? Je vous demande si vous augmentez votre taux de fidélisation clients?

 

La colère prend alors place après la frustration. La colère après toi, et la colère après les autres. Genre t'as pas assez de celle que tu ressens envers toi... Et envers les autres, car tu te sens sous pression. Tu as le sentiment qu'on ne te laisse pas le temps. Alors que non. Les gens sont curieux. Ils sont dans leur logique de salarié et d'ex-étudiant qui devaient apprendre vite et obtenir des résultats encore plus vite. Alors ils paniquent pour nous, parce que ça les renvoie à une situation qu'ils ne voudraient surtout pas vivre eux, s'ils étaient dans votre cas. Ne pas avoir de résultats assez vite. Perso, j'aurais aimé que l’on respecte l’intimité de mon expérience entrepreneuriale. Je n’ai désormais plus aucun mal à parler de mes projets, de ce que je veux pour les femmes, de ma communauté et de ce qu'il me tient à coeur de faire pour elle, de mon entreprise et de ma vie. Je suis tellement portée par mon activité et les ambitions que j’ai pour elle que j’en ai plus rien à cirer, de ce qu’on va penser, valider ou invalider. Et quand je fais (encore!) le parallèle avec la maternité, finalement c’est un peu comme quand tu accouches.

 

Ton bébé naît et tout le monde se mêle du comment et du pourquoi. Comment le nourrir, comment l’habiller, comment le coiffer, comment le bercer, pourquoi lui donner ça à manger, pourquoi ne pas lui donner, pourquoi ne pas lui mettre déjà des chaussures, pourquoi l’habiller comme ça, … Tu hurles intérieurement: « LAISSEZ MOIIIII! Et laissez-nous vivre ça ensemble, merde! » On se découvre, l’un, l’autre. On se jauge, on vérifie qu’on est en phase. On apprend l’un de l’autre". (Oui, oui, je personnifie l’entrepreneuriat. Entreprendre demande de se calibrer à une certaine énergie. Je parle alors de l’énergie de l’entrepreneuriat… Sinon, il est 02h57 à l’heure où j’écris…)

 

Par ailleurs, ne dit-on pas d’un projet qu’il est notre « bébé »? Mon aventure d’entrepreneuse a été par période très douloureuse. J’étais en pleine ascension quand bam, un truc me tombe sur le coin de la gueule. Ou quand bim, je me plante de poste d’investissement. Mais ce qui m’a été le plus douloureux à chaque fois, c’était cette putain de honte à la con… Parce que j’avais l’impression de ne pas avoir le discours adapté à la réalité, j’avais l’impression de gruger, de mentir, d’enjoliver pour qu’on me foute la paix et que je ne sente pas cette putain de honte prendre encore plus de place qu’elle n’en prenait déjà. Alors j’ai fini par me taire. Je ne voulais pas que l’on pense que j’échoue (ce putain d'échec aussi...). 

 

Je ressentais que je vivais une difficulté, que je devais recalibrer certaines choses, mais pas que j’échouais. J’avais pas non plus envie qu’on m’emmerde! T’aurais du faire ci! Faire ça! Il fallait faire comme si, comme ça! « Rappelle-moi ce que tu fais déjà? Ah, tu es manager? Ok, quand tu seras patron, tu me diras comment faire mon job de patron! Car oui, je suis mon propre patron! »

 

La honte te conduit à des réactions inconsidérées.

 

-> Tu peux t'engueuler avec tout le monde alors que le conseil part d'une bonne intention et parfois, sont pertinents. Mais tu te sens agressée car on te met en face ce qui te frustre et sur quoi tu n'as vraiment pas envie de focaliser, pleine d'espoir pour la suite. 

-> Tu peux aussi te saboter purement et simplement. C’est d’ailleurs ce que tu fais en lui donnant le pouvoir de ruiner l’estime que tu te portes! Comment vas-tu te saboter? En te prouvant que tu es bien une nana qui se paie la honte. Tu vas peut-être tout faire pour ruiner tes efforts, en fermant ta boîte, en ne rappelant pas les clients qui t’appellent, tellement tu te sens illégitime, en courant te réfugier dans un job dans lequel tu excelles mais que tu exècres. Tu vas peut-être développer une maladie, un accident qui t’empêcheront de continuer, provisoirement ou non… Tu vas te limiter, te plomber, te tirer une balle dans le pied toute seule comme une grande!

 

Cette putain de honte… On devrait toutes lui dire fuck! Non, on n’a pas à avoir honte de nous, quelle que soit l'étape où nous en sommes dans notre activité!

 

On peut se remettre en question, et essayer d’être pragmatique. On peut, et je vous le conseille, appeler à l’aide pour avoir un regard extérieur et découvrir de nouvelles pistes. On peut et surtout on doit être fière de nous! BORDEL, on a tout plaqué pour créer notre job! On a tout créé de notre tête, de nos mains, de notre cœur avant tout! On s’est connectées à nos aspirations, on a imaginé une vie meilleure, et on a commencé à mettre en œuvre des actions pour y aller. Alors on s’y est peut-être mal prises, on a peut-être mal calibré un truc, mais non, on n’a pas de quoi avoir honte! On a surtout de quoi être fière!

 

Entreprendre demande de se dépasser, de dépasser le regard et le jugement des autres, de dépasser les attentes de la société (qu’on a personnifiée aussi mais qui n’est personne en fait! C’est juste un concept!).

 

Entreprendre vous a demandé du courage, de l’audace, de la volonté, de la détermination, une totale implication, une capacité à résister, à garder le cap, à persévérer! Entreprendre vous a demandé de donner le meilleur de vous-même!

 

Entreprendre fait de vous une nana hyper balaise, confiante, et pleine d’espoir!

 

Entreprendre vous a donné l’impulsion de vivre pleinement et la vie vous a amenée à entreprendre pleinement! Y a pas de quoi être fière, sérieux?

 

 

Aujourd’hui, la honte ne croise plus ma route. C'est fini. Depuis que j'ai donné la vie à ViedeKifs (l'ancien site avant LesSerialKiffeuses) et ensuite parce que j'ai pris conscience que j'avais une alliée de taille: une confiance en moi INDEFECTIBLE. J’ai activé le mode Warrior et No Limit. Ensuite, parce que je suis sûre de ce que je fais. Tout mon cheminement m’amène ici aujourd’hui et chaque nouvelle action, idée, intention me porte super haut!

 

J’ai traversé des périodes noires, des périodes où je ne savais plus comment reprendre ma respiration. Mon couple aussi a failli y passer. Mais aujourd’hui, on sait que ça valait le coup. La pente est toujours toujours toujours ascendante, tant que vous êtes en capacité d’anticiper les difficultés et de remettre en question ce qui a été pensé et fait, si nécessaire. Là a été mon erreur. Ne pas avoir suffisamment anticipé les problèmes potentiels, les avoir ignorés, avoir mis des oeillères, quoi… Ne pas avoir suffisamment anticipé les risques à créer une entreprise en deçà de ce que je voulais vivre, ne pas avoir écouté mon intuition, avoir laissé des consultants mener mon projet à ma place, m’être laissée influencer comme une débutante (ça tombe bien, j’en étais une…)

 

Avec l’arrivée de ma fille, je me suis retrouvée confrontée à ce choix: soit je plaquais tout et je reprenais un poste de responsable de boutique ou de formatrice, soit j’osais créer un projet qui soit le plus aligné avec moi-même et j’y allais à fond pour recevoir enfin ce que je méritais de recevoir. Et ouf, j’ai fait le bon choix en écoutant mes tripes, et en me osant me connecter pleinement à ma Puissance Personnelle, comme j’aime l’appeler. On est toutes et tous dotés de talents inouïs, de potentialités illimitées, de qualités uniques et si vous rencontrez cette situation aujourd’hui, sachez que vous pouvez largement sortir la tête de l’eau! Et plus vite que vous ne le pensez. Ayez foi en ce génialissime potentiel naturel que vous avez à la fois acquis et construit! VOUS MÉRITEZ L’AMOUR et non la honte! La honte, c’est NO WAY!

 

 

Je t’aime toi, Femme qui entreprend, qui ose et qui espère!Alors pour que votre cœur se panse un peu, et que vous releviez la tête, je vous le dis :  Tu co-crées avec ton coeur, d'autres Femmes et moi un monde plus épanoui et plus vrai. Tu contribues à fédérer autour de toi d’autres personnes qui auront envie de suivre ton modèle! Car oui, alors que tu ressens la honte, les autres te prendront comme modèles! Tes enfants, déjà, ça, c’est une énorme fierté! Tu leur transmets les valeurs d’audace, l’acceptation de la différence, la ténacité, l’autonomie, l’indépendance, l’affirmation de soi et de ses idées, la créativité, …. c’est déjà juste wahouuuu! Et sache une chose, y en a qui jugent (mais c’est surtout parce qu’ils  ne conçoivent pas de faire comme toi!), mais y en a aussi et surtout qui t’admirent (mais en France, on est pudiques...). Et qui te dit que la personne que tu crois jalouse ne t’envie pas, dans le fond? 

 

Je finirai en disant que si tu vis d’énormes difficultés, ne reste pas seuuuulleeeuuuhhh! Demande de l’aide et sache que même si tu es au bout du bout matériellement ou financièrement, tu ne perdras jamais ton savoir faire et tes talents. Ils seront toujours là, alors pourquoi ne pas choisir de reprendre un job salarié à temps partiel histoire de redorer ton estime de toi et ton compte en banque? Pourquoi ne pas continuer d’arroser ton rêve dans la joie plutôt que dans la peur de ne pas réussir à en vivre? Et ce n’est pas une honte de revenir vers le salariat. Je l’ai fait et j’ai kiffé me lever le matin retrouver des collègues, dans une boîte que je connais bien, qui a vu naître ma carrière dans le commerce. Je n’attendais rien de ce poste à part kiffer, et gagner du fric. Et le fait de ne pas avoir d’attente, ça apporte tellement de légèreté…

 

On ne devrait jamais avoir honte d’oser. JAMAIS.

 

En tout cas, je remercie du fond du cœur mon amoureux, ma famille, ma belle-famille, mes amis, ma fille, mes chats, les EQD et celles et ceux qui ont toujours été là, véritables soutiens dans mon envie d’avancer toujours plus loin, malgré les embûches. Merci à vous d’avoir entretenu ma confiance malgré les doutes que je vivais. Merci merci merci… Je remercie aussi mes galères, et ceux qui m’ont amenée à ces galères car aujourd’hui, je ne serai pas l’accompagnante que je suis,, la Maman, la Compagne, l’Amie, la Soeur, la Femme que je suis.

 

Tout ce cheminement m’a menée à vous et quelle plénitude pour moi de savoir que je suis à ma juste place! Aujourd’hui, vous traversez peut-être une situation semblable, et j’ai envie de vous dire: coooool, respirez, envoyez-moi un p’tit mot ici et voyons ensemble comment vous aider à dépasser cette situation qui, si vous la prenez en main, ne sera que passagère…

 

Et vous, vous l’avez déjà ressentie, cette putain de honte? Est-ce qu’elle fait ou a fait partie de votre quotidien d’entrepreneuse?

 

Avec tout mon amour ♥

 

Céline .

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Hello à toutes et Bienvenue ! 🙂

 

Je suis Céline et je vous aide à créer le style de vie qui colle VRAIMENT à votre personnalité et vos aspirations, à travers le biais de l'entrepreneuriat, ou pas ;) ! 

J'aide toutes celles qui se sentent étriquées dans cette société aussi has been que source de tous les possibles, à se libérer des conditionnements pour créer LEUR vie de kifs. Si vous êtes ici, apprêtez-vous à retrouver votre âme d'enfant, vous réveiller après un loooooong sommeil, entrevoir le soleil de la vie, et lui ouvrir les bras. 

 

Enfin! 💃

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